Entre doctrine et miséricorde : la position du Pape sur le mariage et la communauté LGBTI

Dans une allocution passionnée qui a fait écho bien au-delà des murs du Vatican, le Pape Léon XIV a réaffirmé la doctrine de l’Église catholique sur le mariage, le décrivant comme une union sacrée et indissoluble entre un homme et une femme. Ses propos, bien que considérés comme constants dans l’enseignement de l’Église, ont suscité un vif débat, en particulier au sein de la communauté LGBTI.
Le Pape a été catégorique sur un point : il ne peut exister de mariage entre deux personnes du même sexe. Cependant, il a tenu à préciser que son message n’était pas une condamnation, mais plutôt une tentative d’« éclairer » et de « guérir ».
Il a reconnu que ses paroles pouvaient être perçues comme blessantes, mais a insisté sur le fait que la doctrine du mariage est une institution divine, dont la mission est de s’ouvrir à la vie, une union qui trouve son origine dans la création même, telle que décrite dans le Livre de la Genèse. Il a cité le passage biblique : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Genèse 1:28), rappelant que la vision de l’Église est enracinée dans la nature humaine telle que conçue par Dieu.
Pour le Pape Léon XIV, la famille, fondée sur cette union stable entre un homme et une femme, est la « cellule première et fondamentale de la société ». Il a souligné que cette vision n’est pas une invention théologique, mais bien l’enseignement constant de l’Église. Il a mis en avant des valeurs telles que le don de soi, la fidélité, la procréation, le dévouement et la loyauté comme des piliers essentiels du mariage.
Dans un geste d’apaisement, le Pape a exprimé sa tristesse face à la douleur que ses propos pourraient causer, déclarant que cette souffrance est aussi la sienne. Il a rappelé son rôle de pasteur, qui est de guider les fidèles sur le « bon chemin », même si celui-ci est difficile à entendre.
Il a conclu son discours par un appel à l’amour et à la miséricorde, insistant sur le fait que le pardon de Dieu est accessible à tous, indépendamment de leur situation ou de leur orientation. Il a terminé en soulignant que l’Église tend ses bras à tout le monde, comme une mère, dans un geste d’accueil inconditionnel.
